Samedi 14 Novembre 1914 (99° jour) NORD

On débarque vers 9 heures à CASSEL. Des moulin à vent tournent sur la colline. Il fait à peu près beau. On nous paye le café au lait dans une petite ferme propre. En route à 10 heures, on traverse CASSEL puis toute une campagne pleine de moulins et de betteraves et plate à perte de vue.
On traverse des villages aux petites maisons bien alignées avec des volets verts peints à neuf. On cantonne à la nuit tombée dans une ferme isolée. On voit les lueurs du canon au loin. La nuit est glaciale.

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Vendredi 13 novembre 1914 (98° jour) SOMME

On part de ROLLOT à 9 heures 1/2. Un temps gris. Il pleut. Arrivée à midi à MOYENNEVILLE où on embarque.
Le train part à 4 heures du soir.
On s’installe par pièce dans des wagons à bestiaux où il y a de la paille. Nuit lugubre. Il fait froid et à chaque arrêt du train, on entend la pluie tomber sur le wagon.
On passe à MONTDIDIER, terminus, on commence à entrevoir la destination pour le nord.
A minuit on passe à ETAPLES et on se dirige vers BOULOGNE et CALAIS. La nuit est très noire, illuminée soudain par les feux tournants des projecteurs. Au petit jour SAINT OMER avec un vieux château fort dominant la ville, puis HAZEBROUCK. On croise des trains bondés de fantassins.
Il fait un peu soleil. On fume on chante. Une campagne plate couverte de betteraves et surtout les tertres des moulins à vent qui tournent rappelant sans l’égaler l’illustre Moulin de la Galette qui lui ne tourne plus depuis bien longtemps! que les têtes des Montmartroises.

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Jeudi 12 novembre 1914 (97° jour)

Nous revenons à la carrière surveiller les aéroplanes. On en tire un sans l’atteindre. Vers 10 heures on reçoit l’ordre de partir à 1 heure pour ROLLOT. Le lieutenant REAL quitte le commandement de la batterie.
A 1 heure départ. il pleut. Il fait froid. On arrive à ROLLOT à la tombée de la nuit. On boit solide avant de regagner à 10 heures notre lit de paille. Des passages continuels de troupes nous réveillent pendant la nuit.

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Mercredi 11 novembre 1914

Temps identique, même occupation.

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Mardi 10 novembre 1914 (94° jour)

Le temps se refroidit sans s’éclaircir. La pièce du maréchal des logis BENDEL rejoint celle de BOILEAU dans les carrières pour le tir sur aéroplane. Mais cette sorte de gibier ne sortant pas par temps de brouillard, nous restons inactifs dans une caverne (un vrai repaire de brigands) à nous chauffer, lire et fumer la pipe. De temps en temps une petite visite ou appels avec la pièce.

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Lundi 9 novembre 1914 (94° jour)

Toujours le brouillard qui continue accentuant le froid. Quelques coups de canon sourds à l’extrême gauche. On joue aux barres. On partage des paquets venus d’ISSOIRE. Ils contiennent des cartes postales très gentille « les petites Issoiriennes vous embrassent! »… Nous le leur rendrons au retour, quand nos mentons ne piqueront plus.

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Dimanche 8 novembre 1914 (93° jour)

Dimanche calme. Il fait un brouillard épais, vers 3 heures nous tirons quelques coups de canon pour appuyer une reconnaissance de l’infanterie. Personne ne nous répond. La nuit est froide. Le brouillard ne passe pas. On n’entend pas un coup de fusil.

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Samedi 7 novembre 1914 (92° jour)

On nage au réveil dans un brouillard épais et froid qui persiste tout le jour. A 2 heures une petite cérémonie militaire tout à l’honneur de la 8°. Le colonel suivi de nombreux officiers vient remettre la médaille militaire à l’adjudant DURIEU.

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Vendredi 6 novembre 1914 (91° jour)

Journée assez belle entremêlée de brouillard.
La pièce du maréchal des logis BOILEAU commence avec succès son tir sur aéroplane en approchant d’assez près un avion pour l’obliger à faire 2 fois demi-tour avant qu’il ait survolé nos positions. Aucune alerte nocturne.

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Jeudi 5 novembre 1914 (90° jour)

Très belle journée qui ne nous sauve pas de l’appel à 7 heures. L’après- midi vers 3 heures on attaque coups de fusil aux avant-postes, coup de canon chez nous (une douzaine par pièce). A minuit ce sont les Allemands qui nous rendent la monnaie de la pièce. la fusillade est nourrie et se prolonge. Nous tirons une vingtaine de coups chacun sur les tranchées. Peu à peu les coups de fusils s’espacent et s’arrêtent vers 1 heure.

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