Archive pour la catégorie 'Non classé'

Mercredi 26 août 1914

Une longue nuit de repos. Puis une matinée de tranquilité. A 6 heures du soir on repart brusquement pour SAINT-GORGON.
La marche imprécise continue à travers la nuit et les routes noires de pluie. on arrive trempés à 11 heures du soir pour coucher dans du foin à SAINT-GORGON, à moitié abandonné par ses habitants.

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Mardi 25 août 1914

Départ très matinal qui ne rime pas à grand chose, on va sur RAMBERVILLERS qu’on traverse au petit jour.
Puis on prend la route d’EPINAL, on voit les obus éclater sur un bois à la droite de la route où se livre un grand combat.
Puis vers midi on arrive à GIRECOURT où on s’arrête pour cantonner le soir, détail, on y voit les vaches du gouvernement.

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Lundi 24 août 1914

Le repos continue toute la matinée et une partie de la soirée on repart vers 5 heures dans la direction de BACCARAT marche indécise. Halte en plein champ pour attendre les ordres, on va bivouaquer à …… petit village déjà garni de plusieurs milliers de troupes.

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Dimanche 23 août 1914

Réveil matinal. On repart vers 5 heures. On traverse une nouvelle suite de villages qu’épouvante l’approche des Allemands. Partout des gens qui se sauvent en entassant sur des voitures leur mobilier. On traverse BACCARAT et le pont sur la MEURTHE. Après une marche longue et fatiguante arrivons vers 11 heures du matin à BRU et soirée de repos.

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Samedi 22 août 1914 (MEURTHE ET MOSELLE)

La retraite continue. On rejoint l’échelon. On trouve des villages entièrement devastés par les prussiens, tel PARUX une seule maison debout, puis une suite d’autres villages SAINT-MAURICE, SAINT-DOLE. Un temps triste du découragement on bivouaque en plein champ tout près de VACCQUEVILLE.

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Vendredi 21 août 1914

La mauvaise journée. Départ à 8 heures du matin. On repart occuper la position de la veille. Quelques coups de canon de temps en temps. Et tout à coup des balles arrivent espacées puis se suivent sans discontinuer. On s’abrite.

Des fantassins paraissent à la lisière du bois quitté la veille. Feu a volonté. Les munitions épuisées on se replie en arrière d’un bois au milieu des balles qui pleuvent et des obus qui éclatent un peu partout.

On abandonne les pièces déclavetées MOREL seul est mort tué d’une balle dans la poitrine sa dernière cartouche tirée. Recherche artilleurs dans les bois après plusieurs périls trouve échelon et on se replie jusqu’à CIREY où j’arrive par une autre route. Dans la soirée et dans l’inquiétude je vois arriver les camarades.

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Jeudi 20 août 1914

Repos d’abord. Tout à coup une pluie d’obus tombe sur le bois. Après plusieurs va et vient on se met en batterie sur un plateau derrière HARTZVILLER. Sur le plateau on reste sur la position jusqu’a la nuit. La canonnade s’apaise peu à peu. Dans la nuit une demi-lune d’incendie va de SARREBOURG jusqu’au village d’en face. Tout à coup un ordre nous renvoie en arrière jusqu’a un bois dans lequel on arrive pour bivouaquer à 11 heures de la nuit.

On s’endort la tête sous un arbre au milieu de ronces, serrés autour d’un grand feu.

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Mercredi 19 août 1914

On revient mettre en batterie sur le même plateau à la même place. On ne tire pas. Vers 10 heures on repart en arrière se mettre en arrière garde. On bivouaque au bord d’un bois, avec le gros des troupes. A l’avant-garde une canonnade terrible. Le soir on cantonne dans le bois au sud de HARTZVILLER.

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Mardi 18 août 1914 (MOSELLE)

Tout le matin repos au bivouac. Il fait à peu près beau. Le courage revient. Le soir on part, on traverse deux ou trois village où on parle presque uniquement Allemand.

HARTZVILLER mise en batterie sur un grand plateau plein de champs d’avoine. On reçoit et on envoie beaucoup d’obus.

Ceux des Allemands sont trop courts. Les nôtres….? l’aéroplane Allemand vient 2 ou 3 fois nous rendre visite.

Le tir s’éteint vers la nuit, SARREBOURG brûle. On part cantonner à HARTZVILLER. Bonne réception dans une petite ferme propre chez des gens qui parlent français mais qui restent néanmoins presque étonnés de ne pas subir la moindre avanie (NDLR : affront public) de notre part. Départ à 3 heures du matin.

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Lundi 17 août 1914

On se réveille raides, mouillés. La pluie tombe encore plus fort. La mise en batterie dure toujours. on se construit des tentes de branchages à travers lesquels il pleut comme dehors. Nous gardons cette position que nous dénommons le bois (Bois de Guillaume).

Vers le soir une surprise. On nous envoie cantonner dans la vallée à SAINT-QUIRIN un pays à moitié Allemand, on éprouve tout de même un plaisir fou à se coucher et à dormir dans la paille.

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