Archive pour la catégorie 'Non classé'

Samedi 5 septembre 1914

Des coups de canon plus fréquents tombent toujours sur RAMBERVILLERS éventrant les maisons une à une. Sur la batterie de tir bien retranchée tombent des obus de 200.
Un brigadier de la 7° mort (LUCAS). A la nuit une fusillade serrée de fantassins français commence bientôt couverte par nos batteries qui ne discontinuent pas de tirer. Un village flambe du côté de ROMONT. Des éclairs continuels marquent le front de notre groupe. Tout s’arrête assez rapidement on va ravitailler en pleine nuit et je regagne ma tente abri (nuit auprès d’un téléphone).

Publié dans:Non classé |on 5 septembre, 1914 |Pas de commentaires »

Vendredi 4 septembre 1914

Pas d’évènements saillant soit à la brigade de tir soit à l’échelon. Les grosses pièces Allemandes tirent toujours sur RAMBERVILLERS. Toujours l’aéroplane Allemand qui vient repérer nos position et sur lequel les fantassins tirent à vol sans jamais l’atteindre. Le soir est très calme.

Publié dans:Non classé |on 4 septembre, 1914 |Commentaires fermés

Jeudi 3 septembre 1914

La batterie est réorganisée. On touche des chevaux. On reste encore toute la journée sur place champagne de réquisition au dîner. La nuit une canonnade terrible qui rougit le ciel. Au petit jour départ. Les 3 canons vont au tir et (mes) 3 caissons rejoignent l’échelon.

Publié dans:Non classé |on 3 septembre, 1914 |Commentaires fermés

Mercredi 2 septembre 1914

Toujours pas de déplacement. Toujours des coups de canons et des aéroplanes qui passent. On reçoit des ordres pour réorganiser la batterie sur le pied de 3 canons et 8 caisson; le soir un détachement arrive du dépôt d’ISSOIRE amenant quelques vieux camarades.

Publié dans:Non classé |on 2 septembre, 1914 |Commentaires fermés

Mardi 1 septembre 1914

Rien de changé on reste au même endroit que la veille, on entend beaucoup moins les canons allemands. Il passe beaucoup d’aéroplanes tous français. Les hommes et les chevaux se reposent dans cette journée tranquille.
La journée passe.

Publié dans:Non classé |on 1 septembre, 1914 |Commentaires fermés

Lundi 31 août 1914

Les nuits sont fraiches. Au réveil les manteaux sont couverts de rosée blanche. Quelques coups de canon pendant la nuit. On repart encore une fois pour RAMBERVILLERS bivouaquer dans un pré aux portes de la ville on y reste on y couche. Repos absolu.

Publié dans:Non classé |on 31 août, 1914 |Commentaires fermés

Dimanche 30 août 1914

Une nuit sans alerte, on se réveille dans du brouillard blanc, les manteaux humides et on repart pour RAMBERVILLERS occuper les mêmes positions que la veille.
Toujours des obus Allemands qui arrivent de très loin par salves. Beaucoup de terre moulinée peu de résultats.
Le soir on repart encore bivouaquer à ROMONT presque au même endroit que la veille.
Grande conversation avec les camarades sur les évènements du jour autour d’une boite de singe sur 3 bottes de paille.

Publié dans:Non classé |on 30 août, 1914 |Commentaires fermés

Samedi 29 août 1914

De très bon matin réveil par 2 ou 3 salves d’obus allemand qui arrivent sur la ville non loin du bivouac. Toute la journée des obus de 250 continuent d’arriver sans blesser personne et sans empêcher les cuisiniers de faire rôtir convenablement les tanches prises par nous. Le soir on part avec tout le 16° bivouaquer à ROMONT. Encore une nuit à la belle étoile roulé dans le manteau, la tête appuyée sur la musette comme oreiller sous une lune rougeâtre tellement obscurcie par les fumées qui montent du bivouac que le camarade GUILBAUD la compare à une lanterne vénitienne pendue dans un arbre au soir du 14 juillet.

Publié dans:Non classé |on 29 août, 1914 |Commentaires fermés

Vendredi 28 août 1914

On reste à SAINT-GORGON plein de troupe du 21° corps toute la matinée. La bataille continue dans la direction de la veille. A midi on repart mettre en batterie entre SAINT-GORGON et RAMBERVILLERS avec des canons arrivés d’EPINAL. On tire toute la soirée à longue distance pour aller en pleine nuit bivouaquer à RAMBERVILLERS

Publié dans:Non classé |on 28 août, 1914 |Commentaires fermés

Jeudi 27 août 1914

Réveil matinal qui ne rime pas à grand chose. On fait le jus et on reste là. La 7° part chercher des canons à EPINAL. La 8° ne bouge pas. Toute la journée la canonnade dure. Le soir la mitrailleuse et la fusillade s’y mêlent furieusement. La nuit arrive, on cantonne de nouveau dans le village. Au loin derrière les bois où s’est livrée la bataille des lueurs rouges d’incendies.

Publié dans:Non classé |on 27 août, 1914 |Commentaires fermés
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