Archive pour la catégorie 'Non classé'

Mardi 15 septembre 1914

Réveil à 3 heures. Départ à ( heures seulement. On traverse une suite de villages en se rapprochant et s’éloignant tour à tour de COMPIEGNE. (On quitte la route à 4 km de COMPIEGNE). Grande halte à MONTMACQ puis on traverse la forêt. On en sort à SAINT-LEGER pour mettre en batterie tout près du village, nous tirons sur une batterie Allemande très éloignée (6 km). Repérés par une autre beaucoup plus proche nous recevons une salve d’obus suivie de beaucoup d’autres qui tombent juste sur nous.
On entend tomber les éclats tout autour et sur les pièces. Pas de blessé. Le feu des Allemands s’arrête à la nuit et on fait ramener les avant-trains pour aller cantonner dans le village.

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Lundi 14 septembre 1914

On se réveille à LIANCOURT dans l’OISE gare de débarquement. Tout s’effectue avec calme. Les carreaux de la gare routière sont en miettes preuve du récent passage des allemands. On commence une petite étape.
Halte à 6 km de LIANCOURT pour boire le jus à SACY LE GRAND. Puis on repart pour une longue étape qui dure toute la soirée arrivée à REMY où on cantonne. Les Prussiens sont passés il y a quelques jours. (De garde).

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Dimanche 13 septembre 1914

On passe dans un tas de petites gares. Partout ces mots magiques « Direction de PARIS ». Halte repas à la gare LES LAUMES ALESIA on boit le café, on s’approvisionne.
Le pays est toujours magnifique. On traverse la COTE D’OR puis l’YONNE, JOIGNY, TONNERRE, SENS, on passe à midi à MONTEREAU. L’enthousiasme est moins bruyant mais aussi profond. Il se manifeste de la même façon. On nous jette du tabac, des vivres, on nous apporte à boire aux stations de jolies filles, plus jolies même que celles de l’ALLIER ou de MONTEREAU, les mêmes nous envoient des baisers qui n’ont rien de forcés, baisers gracieux et souvenirs chers mais qui se perdent tout de suite; filons derrière la locomotive – MELUN – on approche de PARIS.
Tout à coup dans la brume la pointe de la TOUR EIFFEL.
Et puis on entre dans la banlieue on traverse CHAMPIGNY, NOGENT SUR MARNE, PANTIN.
Partout la même exaltation. Les palissades sont noires de monde. On acclame avec frénésie le casque prussien de ROBERT. Nous nous saoûlons tous d’enthousiasme. On s’arrête à la PLAINE SAINT-DENIS. Le SACRE COEUR de MONTMARTRE est tout proche. Comme on y serait vite.
Mais on repart presque aussitôt sans s’arrêter, on y reviendra…

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Samedi 12 septembre 1914

Dès le matin bruits de départ confirmés peu après.
A 1 heure on part vers EPINAL, on passe à 2 Km de la ville.
On marche jusqu’à DARNIEULLES où l’on embarque.
A 7 heures on part on se réveille au petit jour à DIJON dans une campagne admirable. On prend la direction de PARIS.

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Vendredi 11 septembre 1914

Encore la même situation et la même monotonie que la veille. Le pluie ne nous quitte pas, on patauge dans 20 cm de boue où les pattes des chevaux s’enterrent. La conversation s’aiguille sur PARIS et n’en bouge plus. Une nuit de pluie.

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Jeudi 10 septembre 1914

Même situation. Repos. Corvées habituelles de nettoyage qui rappellent le quartier. quelques aéroplanes Français qui passent. On n’ entend plus mais des décisions les plus fantaisistes vont leur train. (Mort du KRONPRINZ la moitié de l’armée Allemande cernée etc…).
Un sale temps on patauge dans la boue épaisse et grasse du pays.
Le soir on couche dans la même grange. Interpellations prolongées saillies joyeuses avant de s’endormir pendant que la pluie continue à tomber dehors sans discontinuer.

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Mercredi 9 septembre 1914

De 1 heure du matin à 6 heures marche lente dans la direction d’EPINAL. On croise trois régiments de fantassins (le 62° d’artillerie qui s’en vont vers RAMBERVILLERS).
Nous passons à HOMECOURT à peine au lever du soleil, SERCOEUR, on arrive pour cantonner à DIGNONVILLE. Bonne journée. Il ne pleut plus.
On se repose jusqu’au lendemain matin dans le foin et la paille d’avoine.

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Mardi 8 septembre 1914

On tire une quarantaine d’obus à longue portée à la batterie de tir. Pas d’évènements saillants. Les canons Allemands tirent très peu. A deux heures du matin on part occuper de nouveau les positions de l’avant veille. Tir assez serré toute la matinée surtout du côté Français.
l’aéroplane Allemand passe au dessus de nous comme d’habitude. Le soir est calme. A 9 heures 30 alerte et menace de départ précipité sous une pluie d’orage terrible, départ qui a lieu 2 heures plus tard. On rejoint la batterie et on marche toute la nuit dans la direction d’EPINAL.
(Attente du passage du 16°, je me couche et m’abrite dans une grange où sont cantonnés des fantassins bientôt suivis des camarades)

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Lundi 7 septembre 1914

Au petit jour les batteries changent de position et vont se placer à la gauche de l’échelon sur la route de ROMONT.
Un temps absolument beau. Deux aéroplanes passent au dessus de nous, l’un Allemand, l’autre français. Signaux encourageants du dernier. Pourtant on tire peu jusqu’à la nuit de part et d’autre. Les servants se retranchent autour des pièces.
(Poste téléphonique du colonel établi dans le bois CROIX FERZ. Avec camarade CHAUVES couchons près de notre poste suis réveillé par sonnerie). Les conducteurs dissimulés dans les bois font la cuisine autour de grands feux pareils à des campements de bohémiens.

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Dimanche 6 septembre 1914

Les grosses pièces Allemandes qui ont tiré la nuit par intervalles continuent dans la matinée et la journée.
A la 7° brigade une pièce entièrement détruite. Le canon projeté et brisé à une vingtaine de mètres. Le pointeur disparu en miettes. L’aéroplane Allemand repasse au dessus de l’échelon et laisse tomber une bombe sur RAMBERVILLERS.
Une maison détruite. Le soir plus rien tout s’arrête des deux côtés.
derniercoup.jpg

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