Archive pour la catégorie 'Non classé'

Vendredi 25 septembre 1914

Journée sans évènements. Beaucoup d’aéroplanes qui passent cherchant à démasquer la position de nos batteries.
Une batterie de 77 tire sur le village et allonge un peu son tir ce qui provoque un léger recul de l’échelon vers une position plus abritée. Le soir est très calme.
La nuit de même. LASSIGNY ne paraît plus occupé que par de faibles forces. On cantonne dans la même grange abandonnée.

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Jeudi 24 septembre 1914

Le même calme que la veille. Le matin est beau et froid. Le canon tonne toujours vers GURY et LASSIGNY, à intervalles presque réguliers. Les aéroplanes passent toujours refoulés de temps en temps par les autos mitrailleuses vers les lignes ennemies. Au soir des coups de canons Allemands tirent sur un aéroplane Français font pleuvoir sur nous des balles perdues. On va se coucher dans le foin au même endroit que la veille.

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Mercredi 23 septembre 1914

A 3 heures réveil au son des canons Français tout proches. Les Allemands répondent peu.
Puis il est passé beaucoup d’aéroplanes. Au soir on va cantonner dans une ferme abandonnée. Une autre fusillade vers 9 heures et tout se rendort.
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Mardi 22 septembre 1914

Au jour, on part sur le plateau, on nage dans le brouillard. Malgré lui les grosses pièces recommencent à tirer et cette fois à plus près sur nous, on quitte les carrières et on repart de l’autre côté du village près d’un château abandonné. La journée est très belle. Des aéroplanes Français et étrangers passent à chaque instant.
le soir est calme. On va cantonner dans le village.

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Lundi 21 septembre 1914

Toujours la même manoeuvre, on occupe dès le matin les même positions et toute la journée les canons tirent.
Les grosses pièces des Allemands commencent à répondre sans faire trop de dégâts. Le temps est revenu beau et les aéroplanes bôches recommencent à passer et à survoler sur nos positions. Le soir la même attaque que la veille reprend. On entend siffler les balles. vers minuit, on change de position pour descendre près du village de GURY.

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Dimanche 20 septembre 1914

On reste toute la matinée au bivouac. Vers 11 heures mise en batterie sur le plateau dominant MAREUIL que les Allemands ont quitté la veille. On tire beaucoup de coups de canon dans la journée et la fusillade redoublent pour s’arrêter tout à coup brusquement, à la nuit tombante.
Dans la nuit tranquille on repart occuper le même cantonnement que la veille.

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Samedi 19 septembre 1914

Départ à 5 heures, marche lente jusqu’à MERGUY où on s’arrête la majeure partie de la journée à regarder tomber la pluie et à attendre le ravitaillement. Nouveau départ dans la soirée pour MAREUIL où on s’arrête jusqu’à la nuit noire pour cantonner ensuite dans le village. Nos batteries ne tirent pas, mais avant garde se livre une bataille sérieuse à en juger par les détonations.
A minuit des coups de fusils partent encore non loin du village endormi.

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Vendredi 18 septembre 1914

Départ dans la nuit à 1 heure 1/4 du matin. On marche dans une nuit pluvieuse et noire sur la route qui traverse la forêt de COMPIEGNE. Au jour on débouche de la forêt on traverse l’OISE puis le canal de l’OISE qu’on longe jusqu’à un village (THOUROTTE) où se trouve concentrée la majeure partie des troupes du 13° corps.
A la sortie du village on traverse un espace découvert que crible tout à coup une batterie Allemande. Le capitaine tombe, la cuise traversée. Le cheval du lieutenant qui était à ses côtés est tué. Quelques noirs s’enfuient en complet désarroi jusqu’en haut de la côte les troupes se rassemblent, on s’arrête en plein champ, les chevaux attelés. On reste là jusqu’au soir à faire la cuisine et à regarder défiler les troupes nègres et les arbis.
Le soir on va se coucher dans la gare qui se trouve tout près.

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Jeudi 17 septembre 1914

Rien ne se produit, on repart au petit jour se dirigeant sur TRACY LE VAL. On croise le 36° et quantité d’autres régiments entre autres les troupes africaines, zouaves, tirailleurs et spahis sur leurs petits chevaux et leurs hautes selles en bois rouges. beaucoup de zouaves blessés remontent vers le village, au bord de la route qui monte à un immense plateau, un amas de chevaux éventrés. On bivouaque à côté d’une forêt remplie de faisans, tout près des troupes indigènes. Le soir on traverse une forêt, on repart en arrière de TRACY LE VAL mettre en batterie dans le parc d’un château sans tirer. souper aux pommes, bonnes bouteilles et repos dans la paille au milieu des fantassins.

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Mercredi 16 septembre 1914

Départ à 5 heures. On traverse le village pour aller remettre en batterie sous des pommiers un peu en arrière de la frontière occupée la veille. On n’y reste pas. On repart vers le village de BAILLY occupé par nous. Traversée d’un bois vers CARLEPONT pris par les zouaves, on reste en colonne sous les feux croisés de l’infanterie et de l’artillerie Française et Allemande. On repart vers BAILLY vers 5 heures. Demi tour en arrivant dans le village, on revient dans le bois écouter la canonnade dirigée sur les fantassins Allemand qui s’engagent à droite par 4 sur le front de BAILLY. Nous revennons à la nuit tombante occuper le village et y cantonner prêts à toute alerte.

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