Archive pour la catégorie 'Non classé'

Lundi 5 octobre 1914

On s’attend à chaque instant à recevoir des marmites. Rien. Le bombardement de la veille n’était qu’une alerte.
Nous ne sommes pas repérés. Il passe presque continuellement des aéroplanes Français ou Allemand et on ne sort guère de sous nos pommiers, par crainte d’être vus.
Sur la droite nos grosses pièces tirent beaucoup mêlées aux coups élastiques de 77. Nous tirons très peu toujours vers les environs de LASSIGNY, à la nuit dans la direction de FRESNIERES un incendie rougit tout le fond du ciel.
De notre place on distingue très bien les flammes et dans la plaine les lueurs des canons.

Publié dans:Non classé |on 5 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Dimanche 4 octobre 1914

Une belle matinée de dimanche sans bataille. On tire quelques coups de canon et on joue aux cartes autour des pièces en se dissimulant sous les pommiers par crainte des aéroplanes.
Il en passe deux presque coup sur coup vers 3 heures un long affolement. Un obus de 155 arrive à 100m des pièces éclatant entre 4 pommiers. On court s’abriter dans les tranchées derrière les pièces et il est grand temps.
De minute en minute des sifflements passent et les éclatements tous proches nous couvrent de terre dans les tranchées. On entend pleuvoir les éclats.
Pendant près d’une heure les marmites tombent. On reste terré encore un bon moment et vers 7 heures seulement on se décide à sortir pour aller voir les dégâts de l’orage. L’un des obus a éclaté à 3m à peine de la 2° pièce couvrant l’arbre sous lequel elle est abritée de terre et de paille. Les pommiers ont l’écorce labourée de petits éclats rentrés profondément. La pièce n’a aucun dégât, garantie par le tas de paille qui se trouvait devant. On se couche avec un peu de crainte, injustifiée d’ailleurs.

Publié dans:Non classé |on 4 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Samedi 3 octobre 1914

De la tranquillité jusque vers midi. Le temps est devenu clair. Brusquement une salve de gros obus tombe sur le village, démolissant des murs, blessant une douzaine de personnes dont deux camarades de la batterie PINET et MANIQUET occupés à faire la cuisine dans les maisons de CUY le premier sérieusement touché. On tire dans la soirée sur une colonne d’infanterie à 6 Km. Le soir est tranquille et aucun roulement de mitrailleuse ne vient nous réveiller pendant la nuit.

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Vendredi 2 octobre 1914

Journée presque identique à la précédente. Il y a du brouillard. Les aéroplanes ne viennent pas nous visiter.
On tire dans l’après-midi. La soirée et la nuit sont calmes.

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Jeudi 1 octobre 1914

Toujours la même position de batterie et à la tombée de la nuit, on tire sur CANNY qui se met à brûler. Vers le milieu de la nuit des coups de canons et le roulement sec des « Moulins à poivre ». Nous ne bougeons pas, couchés autour des pièces, dans la paille d’avoine. Poste d’observation installé dans le clocher.

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Mercredi 30 septembre 1914

Situation inchangée comme disent les journaux. 5 pièces sous les bois, organise, bancs, tables.

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Mardi 29 septembre 1914

On reste dissimulé sous des pommiers dans du feuillage planté tout autour des pièces. Les aéroplanes ne nous repèrent pas. On reste en surveillance sur LASSIGNY.

canon751914.jpg

Publié dans:Non classé |on 29 septembre, 1914 |Commentaires fermés

Lundi 28 septembre 1914

Toujours la même monotonie. Sans alerte. Le tir des grosses pièces Allemandes semble s’être rapproché de nos pièces sans toutefois y causer du mal. Toujours le bruit du canon sur la gauche, un peu moins fort peut-être.
En changeant de position un gros obus, un seul vient tomber à quelques mètres. On en est quitte pour la peur et la sale blague du pointeur Allemand ne se renouvelle pas.

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Dimanche 27 septembre 1914

Toujours la même guerre de siège. Nos batteries invisibles tirent toujours sur les tranchées Allemandes en avant de LASSIGNY. Sur la gauche le roulement du canon continue toujours. L’effort de la bataille semble porter de ce côté.

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Samedi 26 septembre 1914

Les Allemands ne tirent presque plus. Seules quelques grosses pièces tirent sur le château de PLESSIS LE ROYE et une batterie de 77. Sur notre gauche un continuel roulement de canon. Tout l’effort semble porter de ce côté.
LASSIGNY paraît dégarni. il ne passe plus d’aéroplane qu’un seul le soir, reçu par un canon de 77 automobile et qui fait rapidement demi-tour. On tire dans la nuit.
Le capitaine DESMOULIN peut commander la batterie.
La batterie située près de la route de CUY à CANNY.

Publié dans:Non classé |on 26 septembre, 1914 |Commentaires fermés
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