Archive pour la catégorie 'Non classé'

Jeudi 15 octobre 1914 (69° jour)

Le brouillard dure toujours. On commence à creuser des nouvelles tranchées puisque nous prenons le chemin de passer ici le reste de notre existence. Ce sont de véritables souterrains. Chaque pièce rivalise d’habilité.
On s’y terre presque tout le jour car le temps reste froid et pluvieux. On y cause, on y lit, on y fume, on y joue aux cartes le tout dans une ombre de mélancolie.

Publié dans:Non classé |on 15 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Mercredi 14 octobre 1914 (68° jour)

Comme la veille une journée de brouillard et de pluie. La matinée est calme. Le soir la 7° tire sur notre droite et les grosses pièces Allemandes se mettent à répondre sitôt après arrosant un peu partout.
Rien à signaler à la 8°, mais à la 7° 3 caissons sautent et deux canons restent endommagés. Dans la nuit le feu reprend sans causer de dégâts.

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Mardi 13 octobre 1914 (67° jour)

Jour de brouillard et de pluie. On s’abrite de la pluie dans les tranchées. On envoie et on reçoit peu d’obus.
Détail.

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Lundi 12 octobre 1914

Le jour qui suit est le même hormis quelques aéroplanes qui viennent nous survoler et sur l’un desquels le canon Allemand tire, on ne voit rien, on n’entend rien que quelques éclatements lointains de gros obus. Aucun mouvement dans la nuit si ce n’est vers 2 heures une violente canonnade dans la direction de FUMIERES.

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Dimanche 11 octobre 1914 (65° jour)

Un beau soleil de dimanche. C’est la fête de GURY. Les Allemands qui ne doivent pas l’oublier envoient un feu d’artifice sur le village blessant quelques fantassins et habitants.
Le soir la fusillade reprend comme la veille dans la direction de LASSIGNY. Plusieurs batterie tirent dont la nôtre. Tout s’arrête au bout d’un quart d’heure pour reprendre à 11 heures de la nuit vers PLEMONT se calmer aussi rapidement que l’avant veille. La nuit est glaciale, claire et calme.

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Samedi 10 octobre 1914 (64° jour)

Du brouillard dès le matin qui ne se dissipe pas et promet de la tranquillité. Jusqu’au soir nous ne tirons pas un coup de canon et n’en recevons pas un. A la nuit seulement, une fusillade très vive du côté de PLEMONT nous oblige à envoyer une vingtaine de salves. A peine endormis, la fusillade reprend aussi nourrie que la précédente, du côté de LASSIGNY. Nous envoyons deux autres salves et tout s’arrête, sans que nous puissions savoir si nous y sommes pour quelque chose.

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Vendredi 9 octobre 1914 (63° jour)

On s’attend à un nouveau bombardement de l’église mais à part quelques salves de 105 dans l’après-midi on ne reçoit rien. Le soir, les grosses pièces nous envoient encore quelques obus. Les éclats pleuvent et nous forcent à nous terrer dans les tranchées pour manger la soupe.
Nuit tranquille.

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Jeudi 8 octobre 1914

Toujours une matinée calme. Il passe beaucoup d’aéroplanes. Nouvelle alerte vers midi. Une batterie de 105 et 77 allemande se met à tirer sur l’église de GURY qui sert d’observatoire à nos officiers.
Les obus passent juste au-dessus de nos têtes. Quelques uns même mal dirigés tombent dans le voisinage sans faire de mal.
Puis après avoir tiré une trentaine de coups, la batterie s’arrête, envoyant de temps en temps une salve ce qui nous oblige à nous serrer tout le jour dans les tranchées. Nous n’en sortons qu’à la nuit. Vers 6 heures un combat vers la gauche puis tout rentre dans le calme.
Détails (Notre départ précipité du clocher que j’avais une 1/2 heure auparavant qualifié d’heureux clocher). Le soir recherche d’un poste d’observation. conséquence du tir, un obus dans l’église et retard à manger la soupe.

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Mercredi 7 octobre 1914

Matinée calme et claire. Il passe coup sur coup 2 aéroplanes. On joue à la manille derrière la pièce.
Tout à coup un sifflement rapproché! On se couche d’instinct. Une marmite tombe à une dizaine de mètres à gauche de notre pièce avec un fracas épouvantable.
Personne de touché aucun dégât. Le maréchal des logis LESAURE le plus éloigné reçoit un éclat qui lui fait une marque sans entrer profondément. Après cette alerte paix complète jusqu’au soir. Un de nos aéroplane essuie le feu d’une batterie 77 et tout le tir bien dirigé l’encadre sans l’atteindre. La nuit violente canonnade à gauche.

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Mardi 6 octobre 1914

Grand calme dans la matinée pleine de brouillard. Plus d’aéroplane. Mais vers midi sitôt après un tir de notre batterie quelques éclatements de marmites, on s’abrite dans les tranchées mais tout est déjà fini. Le soir le feu des grosses pièces reprend tout à coup très violent semblant tomber sur le village. Il ne s’égare pas sur nous mais nous apprenons à la nuit que plusieurs gros obus sont tombés sur la 9° tuant le capitaine BLANC et blessant 5 ou 6 hommes et mettant le désordre partout.
Vers 10 heures de la nuit une fusillade serrée éclate partant de LASSIGNY. Elle s’arrête brusquement batterie voisine de nous se met à tirer et la nuit s’achève à peu près calme, troublée seulement par des coups de fusil isolés.

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