Archive pour la catégorie 'Non classé'

Mercredi 4 novembre 1914 (89° jour)

Brouillard continuel. Journée maussade. On ne tire pas, en revanche, appel à 7 heures. Jus à 7 heures corvée de balayage etc… En somme la répétition monotone et un peu ridicule de la vie de quartier, en pleine campagne à 2 kilomètres des avant-postes Allemands.

Publié dans:Non classé |on 4 novembre, 1914 |Commentaires fermés

Mardi 3 novembre 1914 (88° jour)

On oublie l’alerte. Il fait toujours très beau. comme on ne tire pas on occupe les hommes sous la surveillance des chefs de pièce, à ramasser toutes les pommes de terre du plateau de GURY. Il faut bien créer une occupation à tous ces désœuvrés. L’oisiveté est mère de tous les vices comme dit le proverbe.

Publié dans:Non classé |on 3 novembre, 1914 |Commentaires fermés

Lundi 2 novembre 1914

Encore une journée belle et calme. On joue aux barres. A 10 heures du soir, intermède tragi-comique. Un coup de feu puis un deuxième. La sentinelle crie « Aux armes » Alerte.
Tout le monde sort révolver au poing, ou le mousqueton prêt. On s’accumule au centre de la batterie. Une dizaine de volontaires vont en reconnaissance vers les carrières. Une deuxième équipe partie de la batterie voisine des 90 et des avant-trains part ensuite. Et alors il se passe des scènes épiques. a chaque ombre qui se dessine un dialogue s’engage « qui vive » France. Pan. Pan. Les coups de pétards partent immédiatement. Par bonheur personne n’est touché dans cette chasse à l’homme où les 3 Bôches cause de tout ce bruit (si Bôche il y avait) ont dû crever de peur ou crever de rire selon leur tempérament.

Publié dans:Non classé |on 2 novembre, 1914 |Commentaires fermés

Dimanche 1er novembre (86° jour)

La plus belle journée qu’il a fait depuis longtemps.
Tous les pieux sont en fête. Les allemands restent calmes et nous aussi par répercussion. On veille un peu plus tard que d’habitude. Le calme dure toute la nuit.

Publié dans:Non classé |on 1 novembre, 1914 |Commentaires fermés

Samedi 31 octobre 1914 (85° jour)

Une matinée sèche et froide. On joue aux barres pour se réchauffer. On ne tire pas. Quelques aéroplanes passent, probablement Français. Vers midi, les marmites recommencent à tomber, toujours au même endroit que la veille. Le soir on craint une attaque, mais la nuit se passe sans concert.

Publié dans:Non classé |on 31 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Vendredi 30 octobre 1914 (84° jour)

Au réveil, du brouillard, de la pluie. On boit le jus et on se recouche jusqu’à la soupe, dans la tente ou la tranchée.
Les marmites tombent un peu plus près dans la direction de nos avants trains. A la nuit, on voit les lueurs assez proche de la batterie Allemande. Après quelques parties de cartes, je quitte la tente pour gagner ma tranchée. Le temps est beau, la nuit très calme et une fois couché je n’entends que le bruit de ma souris familière rassurée par le silence et l’obscurité qui commence à courir dans son lit de paille.

Publié dans:Non classé |on 30 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Jeudi 29 octobre 1914 (83° jour)

Le même manège que la veille recommence vers midi. Nous tirons au même endroit, mais ce jour là les marmites commencent à nous arriver. Néanmoins elle tombent assez loin pour ne nous faire aucun mal. Journée pluvieuse et maussade entre toute. Nuit glacée.

Publié dans:Non classé |on 29 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Mercredi 28 octobre 1914 (82° jour)

Jusqu’à deux heures tout se passe comme les jours précédents. Les batteries de 90 continuent leurs écoles à feu. A 2 heures nous ouvrons le feu sur les tranchées Allemandes sur lesquelles nous sommes en surveillance. Les fantassins tirent aussi.

Publié dans:Non classé |on 28 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Mardi 27 octobre 1914 (81° jour)

Pas d’incident. Une tranquillité de jour férié en temps de paix. On entend des bruits de moteur d’aéroplanes qui ne nous dénichent pas. Le soir rentre dans ses appartements où comme d’habitude l’on parle et disserte.

Publié dans:Non classé |on 27 octobre, 1914 |Commentaires fermés

Lundi 26 octobre 1914 (80° jour)

Journée identique à tous point de vue. Il passe continuellement des aéroplanes vers midi. On se cache soigneusement des ces dangereux visiteurs. Les grosses pièces Allemandes se taisent tout le jour. Pas d’alerte.

Publié dans:Non classé |on 26 octobre, 1914 |Commentaires fermés
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