Lundi 8 mars au vendredi 19 mars 1915

Nouvelle position des batteries sous casemates, elles sont de vraies petites habitations avec couloirs qui font communiquer avec les pièces. Tout près de nous, vient s’installer le poste de secours. Des travaux également sont faits. Les Bôches paraissent de moins en moins tranquilles.
Ils nous envoient tout près des obus de 105 et de 180 sans doute pour nous aider à activer les travaux. Malgré celà c’est la bonne vie dans notre taverne hôtel et la gaité y règne surtout. Quelques partie de pêche sur le lac et promenade en barques tandis que les obus passent au dessus de nous et grondent au loin.
Bonne friture, arrosée par quelques bidons qui bientôt sonnent creux. Voilà comment s’achèvent nos journées, et bon repos dans notre lit de paille.
Le 13, à l’intersection des chemins ravinés et de notre tranchée, quelques obus Bôches tombent et viennent troubler la partie de pêche des camarades COURAGE et NOVARETZ.
Une maison en l’air, de la fumée, mais personne de blessé.
Adieu partie de pêche. Hélas, nous construisons une tranchée et on ne peut plus prendre de brochetons au lacet. Les alentours de notre « taverne hôtel » sont l’objet d’un tir incessant de l’ennemi qui devient de plus en plus désagréable.

Publié dans : Non classé |le 8 mars, 1915 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 12 mars, 2010 à 19:33 booguie écrit:

    un petit passage
    un petit coucou
    bonne fin de semaine

    Dernière publication sur Liberté d'expression. : Le Jardin du Col de Saverne.

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