Lundi 7 décembre 1914 (122° jour)

Embarqué. Le train démarre vers 3 heures et en route après un petit approvisionnement. L’on mange et l’on dort.
Au petit jour on est à BOULOGNE SUR MER. La plage est couverte par les vagues. Au loin la lueur du phare. Sur le rivage les maisons font face à l’océan, affrontant la tempête (2 jolis ponts dont leurs flancs sont fouettés par la mer démontée). ETAPLES le train s’arrête, on voit des fantassins, on traverse la SOMME, ABBEVILLE, LONG LE CARTEL, LONGRES, beaucoup d’étangs, la voie ferrée sur un canal, AILLY SUR SOMME et AMIENS où l’on nous offre le café. On traverse des tunnels. LONGUEAU beau château et des ruines. BOVES pris dans des gorges et la plaine. CHEZY à 12 heures 40 château, forêt, lac, marécages, des jardins.
Sur le flanc de la montagne MONTDIDIER (artillerie infanterie) TRICOT dont la flèche du clocher monte au ciel.
Son coq la queue en l’air ne se doute pas de la guerre. WACQUEMOULIN à 13 heures 40, MOYENNEVILLE, ESTREES SAINT DENIS. Le 92° débarque sous le soleil qui rayonne. A 14 heures 1/2 on arrive et débarque à REMY. Puis on gagne le village, on campe dans un champ derrière l’église et tout à côté du cimetière. On touche des vivres. Visite au pays.
Le vin que l’on a bu depuis quelques jours nous fait honneur. Puis dans une grange dans le foin on s’endort sans s’inquiéter des obus tandis que dans la nuit la pluie tombe.

Publié dans : Non classé |le 7 décembre, 1914 |Pas de Commentaires »

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