Archive pour décembre, 1914

Jeudi 31 décembre 1914

Saint Sylvestre, voici ton tour !
Comme de coutume, réveil par le KRAB, qui vient comme toujours « jouer morceau ».
Journée calme; l’on apprend qu’on touche cigares, champagne, oranges, pommes, noix, rhum, augmentant sérieusement notre ordinaire. Il pleut, un jus pour nous réchauffer et l’on gagne notre lit en dînant.
Adieu à 1914; vers 7 heures l’infanterie nous signale que les Bôches (un rassemblement) sont occupés à éteindre un incendie sur ANDECHY, de suite quelques obus — tirés par nous, les aident à éteindre le sinistre et à aider peut-être au sauvetage.

Publié dans:Non classé |on 31 décembre, 1914 |1 Commentaire »

Mercredi 30 décembre 1914

Après une nuit de bon sommeil, nous nous réveillons et attendons avec impatience le jus pour commencer tout travail.
Il pleut et l’on patauge dans une boue épaisse. On touche du charbon pour réchauffer le temps. Une allée devant les tranchées est construite. Les hommes sont occupés à abriter les pièces. Après avoir casser la croûte on gagne le lit, réchauffés par le poêle qui est rouge.
Des gouttes nous tombent, troublant notre sommeil, mais journée de silence et nuit calme.

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Mardi 29 décembre 1914

Réveil par le chef de pièce qui veut faire fanfare. Travail habituel, on veille dans la tranchée, tout en vidant quelques bidons de pinard et cassons la croûte autour d’une boîte de camembert, ou d’une tablette de chocolat.

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Lundi 28 décembre 1914

Debout à 7 heures. Continuation de l’installation. Les officiers se font construire une salle à manger. On construit une haie artificielle.

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Dimanche 27 décembre 1914

Réveil vers 5 heures 30. Chacun s’occupe à pointer les pièces et aménager pour le mieux les tranchées. Le soir, visite à WARSY. Les avant-trains sont à GUERBIGNY. Le jus, la soupe et voici la 1° journée d’écoulée et je vais dormir dans la tranchée, loin des sonneries du téléphone.

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Samedi 26 décembre 1914 (SOMME)

Réveil à 7 heures après une nuit de campagne, le canon tonne on est à la guerre. Le café à peine préparé on apprend le départ pour 8 heures.
Ramasse son fourbi et matériel de cuisine et direction le parc. Prêt, nous grimpons la petite montée rapide et défilons successivement, l’on suit une route sèche et glacée de tout côté la gelée a couvert la plaine.
Les arbres sont couverts de dentelles accentuant le charme de la nature. On est dans la SOMME. On traverse ONVILLERS où il y a un beau château, une ambulance en chef. Puis PIENNES où l’on trouve le 92° au repos, FAVEROLLES où l’on y trouve de l’infanterie. Puis ETELFAY où est le 121°. Un aéroplane est dans l’air où son moteur nous laisse entendre ses bruits. L’on arrive dans un chemin creux où nous gagnons un grand champ où nous formons le parc.
L’on mange un morceau et l’on prend la direction du cantonnement où l’on sera très bien. Chambre et cuisine l’on fait la soupe et tranquille l’on fait sa toilette.
Une salve de gros obus se fait entendre. La nuit s’approche, l’on prépare le jus. Tout à coup l’ordre de partir et à 19 heures 30 tout s’ébranle et va prendre la position de batterie après avoir traversé le village de BECQUIGNY nous suivons la route boueuse et dans une nuit un peu claire tout marche pour le mieux. L’on trouve un grand village, on passe WARSY. A la sortie du bourg une montée rapide et l’on gagne les positions dans la colline, dans la boue durcie. On arrive devant l’ouverture provisoire où 12 croix y sont posées.
Echange avec le 31°. Des tranchées sont prêtes et bien aménagées. J’installe un fil et couche avec VACHON à 200 mètres en avant de la batterie. On installe le téléphone et on se met en relation avec l’infanterie. Après un petit casse-croute, on s’endort paisiblement.

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Vendredi 25 décembre 1914 (OISE)

Journée de départ. Adieu REMY. Réveil naturel à 3 heures avec fanfare des chefs de pièce. Il gèle.
Effets et matériel tout se ramasse, puis l’on gagne le parc où les sacs et matériel sont prêts. Il gèle, mais il faut partir. Il faut que les conducteurs cramponnent. Tous prêts! Les voitures s’ébranlent, démarrent et l’on gagne la route glissante par la gelée, mais sèche où sonne le matériel et sur laquelle les chevaux ont peine à se tenir.
On traverse MONCHY, CUVILLY. Puis vers 4 heures on arrive vers les environs de BOULOGNE LA GRASSE. On fait le jus, la soupe et cuire la dinde. Puis l’on gagne le village à 100 mètres du parc où nous cherchons les cantonnement. A la recherche de la paille quelques bottes d’avoine non battue et l’on dort tandis que le froid passe par les ouvertures, tout près des chevaux.

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Jeudi 24 décembre 1914

Toujours en même plan malgré les annonces de départ. La neige tombe en gros flocons. Le canon gronde au loin.
Le soleil rayonne sur la plaine d’HEMEVILLERS distraction à arrêter les bonnes gens et vu des laissés passer.
Camarade CHAVOIN fait le cuisinier, l’on tire une oie, l’on touche la dinde, préparatifs de réveillon.
A 8 heures à table. L’on mange d’un bel appétit les bons plats préparés par notre bon « cordon bleu ». Au café des chansons sont envoyées par les chanteurs, nous écoutons CHAVOIN, GROSBEAU dans leur répertoire. Jusqu’au KRAB et CORNAIRE qui en sortent quelques unes.
Notre salle éclairée à l’acétylène nous donne l’illusion d’un magnifique banquet. Puis vers minuit l’on fait le thé avec la 1° pièce. Ensuite des camarades vont à la messe dont les cloches ont déjà envoyé leurs appels.
Je regagne mon lit habituel et je dors à poings fermés, mais notre sommeil fut troublé bientôt par le retour des camarades. Il gèle l’hiver s’annonce.

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Mercredi 23 décembre 1914

Malgré les nouvelles de départ on est toujours en position et en repos.
Le temps est froid, ciel gris père d’une tristesse infinie. La journée se passe étant de garde, nuit pluvieuse et glaciale.

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Mardi 22 décembre 1914

Temps calme et jus après un réveil à 7 heures. Ecole des cadres qui revient seulement 11 heures 1/2. Dîner. Cours de signalisation pour les servants. Promenade à cheval sur la route d’HEMEVILLERS en compagnie du Maréchal des logis BOILEAU. Sortie en ville après la soupe et je regagne mon lit de foin.

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