Archive pour novembre, 1914

Mardi 10 novembre 1914 (94° jour)

Le temps se refroidit sans s’éclaircir. La pièce du maréchal des logis BENDEL rejoint celle de BOILEAU dans les carrières pour le tir sur aéroplane. Mais cette sorte de gibier ne sortant pas par temps de brouillard, nous restons inactifs dans une caverne (un vrai repaire de brigands) à nous chauffer, lire et fumer la pipe. De temps en temps une petite visite ou appels avec la pièce.

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Lundi 9 novembre 1914 (94° jour)

Toujours le brouillard qui continue accentuant le froid. Quelques coups de canon sourds à l’extrême gauche. On joue aux barres. On partage des paquets venus d’ISSOIRE. Ils contiennent des cartes postales très gentille « les petites Issoiriennes vous embrassent! »… Nous le leur rendrons au retour, quand nos mentons ne piqueront plus.

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Dimanche 8 novembre 1914 (93° jour)

Dimanche calme. Il fait un brouillard épais, vers 3 heures nous tirons quelques coups de canon pour appuyer une reconnaissance de l’infanterie. Personne ne nous répond. La nuit est froide. Le brouillard ne passe pas. On n’entend pas un coup de fusil.

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Samedi 7 novembre 1914 (92° jour)

On nage au réveil dans un brouillard épais et froid qui persiste tout le jour. A 2 heures une petite cérémonie militaire tout à l’honneur de la 8°. Le colonel suivi de nombreux officiers vient remettre la médaille militaire à l’adjudant DURIEU.

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Vendredi 6 novembre 1914 (91° jour)

Journée assez belle entremêlée de brouillard.
La pièce du maréchal des logis BOILEAU commence avec succès son tir sur aéroplane en approchant d’assez près un avion pour l’obliger à faire 2 fois demi-tour avant qu’il ait survolé nos positions. Aucune alerte nocturne.

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Jeudi 5 novembre 1914 (90° jour)

Très belle journée qui ne nous sauve pas de l’appel à 7 heures. L’après- midi vers 3 heures on attaque coups de fusil aux avant-postes, coup de canon chez nous (une douzaine par pièce). A minuit ce sont les Allemands qui nous rendent la monnaie de la pièce. la fusillade est nourrie et se prolonge. Nous tirons une vingtaine de coups chacun sur les tranchées. Peu à peu les coups de fusils s’espacent et s’arrêtent vers 1 heure.

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Mercredi 4 novembre 1914 (89° jour)

Brouillard continuel. Journée maussade. On ne tire pas, en revanche, appel à 7 heures. Jus à 7 heures corvée de balayage etc… En somme la répétition monotone et un peu ridicule de la vie de quartier, en pleine campagne à 2 kilomètres des avant-postes Allemands.

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Mardi 3 novembre 1914 (88° jour)

On oublie l’alerte. Il fait toujours très beau. comme on ne tire pas on occupe les hommes sous la surveillance des chefs de pièce, à ramasser toutes les pommes de terre du plateau de GURY. Il faut bien créer une occupation à tous ces désœuvrés. L’oisiveté est mère de tous les vices comme dit le proverbe.

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Lundi 2 novembre 1914

Encore une journée belle et calme. On joue aux barres. A 10 heures du soir, intermède tragi-comique. Un coup de feu puis un deuxième. La sentinelle crie « Aux armes » Alerte.
Tout le monde sort révolver au poing, ou le mousqueton prêt. On s’accumule au centre de la batterie. Une dizaine de volontaires vont en reconnaissance vers les carrières. Une deuxième équipe partie de la batterie voisine des 90 et des avant-trains part ensuite. Et alors il se passe des scènes épiques. a chaque ombre qui se dessine un dialogue s’engage « qui vive » France. Pan. Pan. Les coups de pétards partent immédiatement. Par bonheur personne n’est touché dans cette chasse à l’homme où les 3 Bôches cause de tout ce bruit (si Bôche il y avait) ont dû crever de peur ou crever de rire selon leur tempérament.

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Dimanche 1er novembre (86° jour)

La plus belle journée qu’il a fait depuis longtemps.
Tous les pieux sont en fête. Les allemands restent calmes et nous aussi par répercussion. On veille un peu plus tard que d’habitude. Le calme dure toute la nuit.

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