Mardi 17 novembre 1914 (102° jour)

On a couché dans les maisons avoisinantes. Il a fait froid, il a plu, le canon nous a réveillé à chaque heure de la nuit. des balles de shrapnels tombaient sur le toit.
Des cochons qui croyaient au droit du 1° occupant nous disputaient âprement leur place. L’aube était rouge et le temps clair quand nous sommes sortis on a trait une chèvre perdue pour boire son lait et on a repris les occupations de la veille. On mange les cochons qui se promènent un peu partout pour les empêcher de mourir de faim. il passe beaucoup d’aéroplanes. Les coups de canon se croisent en tous sens au-dessus de nos têtes, nous obligeant à nous abriter et nous terrer dans les tranchées. Toute la journée c’est un fracas terrible où le soir prédominent très nettement les canons Français. A la nuit on se réunit autour de la cheminée (dans la ferme) et on se chauffe quelques heures causant et fumant. On couche dans la maison, les uns près du feu, les autres au grenier où le froid et la fusillade et la canonnade ne nous empêchent pas de dormir jusqu’au jour, où le froid nous réveille.

Shrapnel

Publié dans : Non classé |le 17 novembre, 1914 |Commentaires fermés

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