Dimanche 15 novembre 1914 (100° jour) BELGIQUE

J’ai oublier de mentionner que nous étions en BELGIQUE.
La guerre ne doit pas être venue par là. On part à 8 heures. Il neige, un temps triste. On traverse de petit village sensiblement pareils à ceux de la veille, avec leurs petits volets verts et leurs maisons basses. Beaucoup d’Anglais.
On traverse POPERINGE, une jolie petite ville qui n’a pas souffert et on s’arrête vers midi près d’une ferme pour faire boire. Il pleut. Nous sommes trempés. Il fait froid.
La route est un lai de boue pour des autobus automobiles à croix rouge ou d’artillerie passent sans discontinuer.
Le long de la route des bivouacs abandonnés, des chevaux morts. Toujours la pluie. A 4 heures on arrive à YPRES, bien abimée. Dans les rues d’énormes trous circulaires de marmites.
L’église, un petit chef d’oeuvre a reçu aussi. La route est de plus en plus encombrée, boueuse et noire. On forme le parc à deux ou trois kilomètres près d’un hôpital provisoire entouré de tombes fraîches. Il pleut toujours.
On part mettre en batterie vers 8 heures, pour relever une batterie Anglaise. Le canon tonne sans discontinuer en avant, a gauche et à droite. On arrive près de 2 ou 3 maisons entourées d’un lai de boue. C’est la plaie. Les Anglais s’en vont. 5 a 6 obus Allemands tombent sur nous avec fracas tuant ou blessant 5 hommes de la 9°.
Je prends la garde au poste, ce qui me permet de noter les impressions de cette journée terrible entre toute, la plus dure de celle que nous ayons traversé. Une fusillade terrible, des coups de canon.
Il est minuit, on s’endort quand même.

Publié dans : Non classé |le 15 novembre, 1914 |Commentaires fermés

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