Archive pour octobre, 1914

Dimanche 11 octobre 1914 (65° jour)

Un beau soleil de dimanche. C’est la fête de GURY. Les Allemands qui ne doivent pas l’oublier envoient un feu d’artifice sur le village blessant quelques fantassins et habitants.
Le soir la fusillade reprend comme la veille dans la direction de LASSIGNY. Plusieurs batterie tirent dont la nôtre. Tout s’arrête au bout d’un quart d’heure pour reprendre à 11 heures de la nuit vers PLEMONT se calmer aussi rapidement que l’avant veille. La nuit est glaciale, claire et calme.

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Samedi 10 octobre 1914 (64° jour)

Du brouillard dès le matin qui ne se dissipe pas et promet de la tranquillité. Jusqu’au soir nous ne tirons pas un coup de canon et n’en recevons pas un. A la nuit seulement, une fusillade très vive du côté de PLEMONT nous oblige à envoyer une vingtaine de salves. A peine endormis, la fusillade reprend aussi nourrie que la précédente, du côté de LASSIGNY. Nous envoyons deux autres salves et tout s’arrête, sans que nous puissions savoir si nous y sommes pour quelque chose.

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Vendredi 9 octobre 1914 (63° jour)

On s’attend à un nouveau bombardement de l’église mais à part quelques salves de 105 dans l’après-midi on ne reçoit rien. Le soir, les grosses pièces nous envoient encore quelques obus. Les éclats pleuvent et nous forcent à nous terrer dans les tranchées pour manger la soupe.
Nuit tranquille.

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Jeudi 8 octobre 1914

Toujours une matinée calme. Il passe beaucoup d’aéroplanes. Nouvelle alerte vers midi. Une batterie de 105 et 77 allemande se met à tirer sur l’église de GURY qui sert d’observatoire à nos officiers.
Les obus passent juste au-dessus de nos têtes. Quelques uns même mal dirigés tombent dans le voisinage sans faire de mal.
Puis après avoir tiré une trentaine de coups, la batterie s’arrête, envoyant de temps en temps une salve ce qui nous oblige à nous serrer tout le jour dans les tranchées. Nous n’en sortons qu’à la nuit. Vers 6 heures un combat vers la gauche puis tout rentre dans le calme.
Détails (Notre départ précipité du clocher que j’avais une 1/2 heure auparavant qualifié d’heureux clocher). Le soir recherche d’un poste d’observation. conséquence du tir, un obus dans l’église et retard à manger la soupe.

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Mercredi 7 octobre 1914

Matinée calme et claire. Il passe coup sur coup 2 aéroplanes. On joue à la manille derrière la pièce.
Tout à coup un sifflement rapproché! On se couche d’instinct. Une marmite tombe à une dizaine de mètres à gauche de notre pièce avec un fracas épouvantable.
Personne de touché aucun dégât. Le maréchal des logis LESAURE le plus éloigné reçoit un éclat qui lui fait une marque sans entrer profondément. Après cette alerte paix complète jusqu’au soir. Un de nos aéroplane essuie le feu d’une batterie 77 et tout le tir bien dirigé l’encadre sans l’atteindre. La nuit violente canonnade à gauche.

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Mardi 6 octobre 1914

Grand calme dans la matinée pleine de brouillard. Plus d’aéroplane. Mais vers midi sitôt après un tir de notre batterie quelques éclatements de marmites, on s’abrite dans les tranchées mais tout est déjà fini. Le soir le feu des grosses pièces reprend tout à coup très violent semblant tomber sur le village. Il ne s’égare pas sur nous mais nous apprenons à la nuit que plusieurs gros obus sont tombés sur la 9° tuant le capitaine BLANC et blessant 5 ou 6 hommes et mettant le désordre partout.
Vers 10 heures de la nuit une fusillade serrée éclate partant de LASSIGNY. Elle s’arrête brusquement batterie voisine de nous se met à tirer et la nuit s’achève à peu près calme, troublée seulement par des coups de fusil isolés.

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Lundi 5 octobre 1914

On s’attend à chaque instant à recevoir des marmites. Rien. Le bombardement de la veille n’était qu’une alerte.
Nous ne sommes pas repérés. Il passe presque continuellement des aéroplanes Français ou Allemand et on ne sort guère de sous nos pommiers, par crainte d’être vus.
Sur la droite nos grosses pièces tirent beaucoup mêlées aux coups élastiques de 77. Nous tirons très peu toujours vers les environs de LASSIGNY, à la nuit dans la direction de FRESNIERES un incendie rougit tout le fond du ciel.
De notre place on distingue très bien les flammes et dans la plaine les lueurs des canons.

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Dimanche 4 octobre 1914

Une belle matinée de dimanche sans bataille. On tire quelques coups de canon et on joue aux cartes autour des pièces en se dissimulant sous les pommiers par crainte des aéroplanes.
Il en passe deux presque coup sur coup vers 3 heures un long affolement. Un obus de 155 arrive à 100m des pièces éclatant entre 4 pommiers. On court s’abriter dans les tranchées derrière les pièces et il est grand temps.
De minute en minute des sifflements passent et les éclatements tous proches nous couvrent de terre dans les tranchées. On entend pleuvoir les éclats.
Pendant près d’une heure les marmites tombent. On reste terré encore un bon moment et vers 7 heures seulement on se décide à sortir pour aller voir les dégâts de l’orage. L’un des obus a éclaté à 3m à peine de la 2° pièce couvrant l’arbre sous lequel elle est abritée de terre et de paille. Les pommiers ont l’écorce labourée de petits éclats rentrés profondément. La pièce n’a aucun dégât, garantie par le tas de paille qui se trouvait devant. On se couche avec un peu de crainte, injustifiée d’ailleurs.

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Samedi 3 octobre 1914

De la tranquillité jusque vers midi. Le temps est devenu clair. Brusquement une salve de gros obus tombe sur le village, démolissant des murs, blessant une douzaine de personnes dont deux camarades de la batterie PINET et MANIQUET occupés à faire la cuisine dans les maisons de CUY le premier sérieusement touché. On tire dans la soirée sur une colonne d’infanterie à 6 Km. Le soir est tranquille et aucun roulement de mitrailleuse ne vient nous réveiller pendant la nuit.

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Vendredi 2 octobre 1914

Journée presque identique à la précédente. Il y a du brouillard. Les aéroplanes ne viennent pas nous visiter.
On tire dans l’après-midi. La soirée et la nuit sont calmes.

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