Dimanche 4 octobre 1914

Une belle matinée de dimanche sans bataille. On tire quelques coups de canon et on joue aux cartes autour des pièces en se dissimulant sous les pommiers par crainte des aéroplanes.
Il en passe deux presque coup sur coup vers 3 heures un long affolement. Un obus de 155 arrive à 100m des pièces éclatant entre 4 pommiers. On court s’abriter dans les tranchées derrière les pièces et il est grand temps.
De minute en minute des sifflements passent et les éclatements tous proches nous couvrent de terre dans les tranchées. On entend pleuvoir les éclats.
Pendant près d’une heure les marmites tombent. On reste terré encore un bon moment et vers 7 heures seulement on se décide à sortir pour aller voir les dégâts de l’orage. L’un des obus a éclaté à 3m à peine de la 2° pièce couvrant l’arbre sous lequel elle est abritée de terre et de paille. Les pommiers ont l’écorce labourée de petits éclats rentrés profondément. La pièce n’a aucun dégât, garantie par le tas de paille qui se trouvait devant. On se couche avec un peu de crainte, injustifiée d’ailleurs.

Publié dans : Non classé |le 4 octobre, 1914 |Commentaires fermés

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