Dimanche 13 septembre 1914

On passe dans un tas de petites gares. Partout ces mots magiques « Direction de PARIS ». Halte repas à la gare LES LAUMES ALESIA on boit le café, on s’approvisionne.
Le pays est toujours magnifique. On traverse la COTE D’OR puis l’YONNE, JOIGNY, TONNERRE, SENS, on passe à midi à MONTEREAU. L’enthousiasme est moins bruyant mais aussi profond. Il se manifeste de la même façon. On nous jette du tabac, des vivres, on nous apporte à boire aux stations de jolies filles, plus jolies même que celles de l’ALLIER ou de MONTEREAU, les mêmes nous envoient des baisers qui n’ont rien de forcés, baisers gracieux et souvenirs chers mais qui se perdent tout de suite; filons derrière la locomotive – MELUN – on approche de PARIS.
Tout à coup dans la brume la pointe de la TOUR EIFFEL.
Et puis on entre dans la banlieue on traverse CHAMPIGNY, NOGENT SUR MARNE, PANTIN.
Partout la même exaltation. Les palissades sont noires de monde. On acclame avec frénésie le casque prussien de ROBERT. Nous nous saoûlons tous d’enthousiasme. On s’arrête à la PLAINE SAINT-DENIS. Le SACRE COEUR de MONTMARTRE est tout proche. Comme on y serait vite.
Mais on repart presque aussitôt sans s’arrêter, on y reviendra…

Publié dans : Non classé |le 13 septembre, 1914 |Commentaires fermés

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