Archive pour août, 1914

Lundi 31 août 1914

Les nuits sont fraiches. Au réveil les manteaux sont couverts de rosée blanche. Quelques coups de canon pendant la nuit. On repart encore une fois pour RAMBERVILLERS bivouaquer dans un pré aux portes de la ville on y reste on y couche. Repos absolu.

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Dimanche 30 août 1914

Une nuit sans alerte, on se réveille dans du brouillard blanc, les manteaux humides et on repart pour RAMBERVILLERS occuper les mêmes positions que la veille.
Toujours des obus Allemands qui arrivent de très loin par salves. Beaucoup de terre moulinée peu de résultats.
Le soir on repart encore bivouaquer à ROMONT presque au même endroit que la veille.
Grande conversation avec les camarades sur les évènements du jour autour d’une boite de singe sur 3 bottes de paille.

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Samedi 29 août 1914

De très bon matin réveil par 2 ou 3 salves d’obus allemand qui arrivent sur la ville non loin du bivouac. Toute la journée des obus de 250 continuent d’arriver sans blesser personne et sans empêcher les cuisiniers de faire rôtir convenablement les tanches prises par nous. Le soir on part avec tout le 16° bivouaquer à ROMONT. Encore une nuit à la belle étoile roulé dans le manteau, la tête appuyée sur la musette comme oreiller sous une lune rougeâtre tellement obscurcie par les fumées qui montent du bivouac que le camarade GUILBAUD la compare à une lanterne vénitienne pendue dans un arbre au soir du 14 juillet.

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Vendredi 28 août 1914

On reste à SAINT-GORGON plein de troupe du 21° corps toute la matinée. La bataille continue dans la direction de la veille. A midi on repart mettre en batterie entre SAINT-GORGON et RAMBERVILLERS avec des canons arrivés d’EPINAL. On tire toute la soirée à longue distance pour aller en pleine nuit bivouaquer à RAMBERVILLERS

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Jeudi 27 août 1914

Réveil matinal qui ne rime pas à grand chose. On fait le jus et on reste là. La 7° part chercher des canons à EPINAL. La 8° ne bouge pas. Toute la journée la canonnade dure. Le soir la mitrailleuse et la fusillade s’y mêlent furieusement. La nuit arrive, on cantonne de nouveau dans le village. Au loin derrière les bois où s’est livrée la bataille des lueurs rouges d’incendies.

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Mercredi 26 août 1914

Une longue nuit de repos. Puis une matinée de tranquilité. A 6 heures du soir on repart brusquement pour SAINT-GORGON.
La marche imprécise continue à travers la nuit et les routes noires de pluie. on arrive trempés à 11 heures du soir pour coucher dans du foin à SAINT-GORGON, à moitié abandonné par ses habitants.

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Mardi 25 août 1914

Départ très matinal qui ne rime pas à grand chose, on va sur RAMBERVILLERS qu’on traverse au petit jour.
Puis on prend la route d’EPINAL, on voit les obus éclater sur un bois à la droite de la route où se livre un grand combat.
Puis vers midi on arrive à GIRECOURT où on s’arrête pour cantonner le soir, détail, on y voit les vaches du gouvernement.

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Lundi 24 août 1914

Le repos continue toute la matinée et une partie de la soirée on repart vers 5 heures dans la direction de BACCARAT marche indécise. Halte en plein champ pour attendre les ordres, on va bivouaquer à …… petit village déjà garni de plusieurs milliers de troupes.

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Dimanche 23 août 1914

Réveil matinal. On repart vers 5 heures. On traverse une nouvelle suite de villages qu’épouvante l’approche des Allemands. Partout des gens qui se sauvent en entassant sur des voitures leur mobilier. On traverse BACCARAT et le pont sur la MEURTHE. Après une marche longue et fatiguante arrivons vers 11 heures du matin à BRU et soirée de repos.

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Samedi 22 août 1914 (MEURTHE ET MOSELLE)

La retraite continue. On rejoint l’échelon. On trouve des villages entièrement devastés par les prussiens, tel PARUX une seule maison debout, puis une suite d’autres villages SAINT-MAURICE, SAINT-DOLE. Un temps triste du découragement on bivouaque en plein champ tout près de VACCQUEVILLE.

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