Présentation

Bonjour à tous,

Voici la copie de deux carnets de Mr Clément GUAT. Il était Brigadier au 16ème Régiment d’Artillerie, à la 8ème Batterie. Son numéro de matricule était le 468.

Ces carnets ont été écrits entre le 8 août 1914 et le 30 avril 1915

 Mr GUAT décéda en juin 1915.

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NDLR : Le texte est recopié tel qu’il m’a été transmis.

Publié dans : Non classé | le 30 mars, 2009 |14 Commentaires »

Pour Noël 2015…

Voici 2 excellents bouquins.

A offrir pour Noël ou à recevoir.

Toutes mes félicitations à ces 2 personnes.

N’hésitez pas à me contacter

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Adobe Photoshop PDF

Publié dans : Non classé | le 24 novembre, 2015 |Pas de Commentaires »

Jeudi 3 juin 1915

Historique des faits

« Le brigadier téléphoniste Guat est blessé grièvement par un 105 percutant, alors qu’il guidait aux batteries trois artistes camoufleur, arrivés la veille pour peindre le matériel et qui sont blessés par le même obus. »

Publié dans : Non classé | le 3 juin, 1915 |4 Commentaires »

Dimanche 1er mai 1915 au …

Le 2 vive canonnade suivie de fusillade vers la gauche à 6 heures 30 du matin. Alerte aussitôt dans tout le secteur, on croit à une attaque. Nos batteries s’en mêlent, mais rien à signaler d’important dans le secteur.
Pendant ce temps l’avion Bôche vole au dessus des lignes. La fusillade et canonnade deviennent moins vives et à 8 heures le calme complet est revenu.
Nuit noire, qui laisse des craintes pour la nuit. A part quelques coups isolés, le jour apparaît avec un beau soleil qui fait place à la pluie de la veille au soir.
Le 18, j’apprends ma nomination, au grade de brigadier téléphoniste. Je suis affecté à une pièce des avants-trains. Nous tirons que très rarement. C’est le plus grand calme des deux côtés, seul quelques avions viennent voler au dessus de nos lignes.
Ciel d’azur et belles journées! Les avions voyages également (poursuivis par les obus). Les éclatements en l’air, si nombreux assombrissent par leurs nuages l’horizon et troublent le calme où nous vivons. (Entrée de l’ITALIE en guerre).

Fin….

Publié dans : Non classé | le 1 mai, 1915 |3 Commentaires »

Jeudi 1er avril au vendredi 30 avril 1915

On est beaucoup étonné du silence, peu habituel de la part de Mrs les Bôches. Nous redoublons de surveillance par mesure de sécurité. Mais rien, la nuit se passe calme et l’on est quelque peu surpris le lendemain d’avoir passé la nuit sans incident, un peu troublé par quelques coups de téléphone.
Nous avons la pluie, malgré cela bonne journée de Pâques et comme dans une vision notre rêve de chaque jour se trouve enfin réalisé. Bon dîner arrosé de quelques bidons et de 2 bouteille de champagne, si on peut l’appeler champagne. Gaité dans la tranchée et je descends. Journée passée trop vite et soirée surtout trop courte. Au café, quelques refrains…
Je descends pour rêver aux belles et bonnes journées d’autrefois, mais qui reviendront et c’est encore tout rêveur que je m’éveille, et le bel ange que je serrais à l’étouffer, c’était mon camarade PARLOU.
Lundi de pâques. Journée de pluie et j’en profite pour écrire, et je me vois transporter par la pensée vers d’autres lieux. Les Bôches sont moins sages que la veille, et quelques obus viennent tomber tout près de notre central.
C’est peut-être pour nous distraire, et nous remettre à la réalité. Adieu journée de Pâques!.
Journée de pluie.
Le 10, quelques obus passent juste au dessus de notre central, ils viennent éclater tout près de la tranchée des inf—-, sans avoir accroché et emporté le toit -cela à 17 heures 30- les autres tombent en avant ou vers le lac.
Le matin, 3 obus également viennent nous dire bonjour, dans un enclos, en train de poser un fil.
Le 11 c’est dimanche, belle journée ensoleillée.
Toujours cette même vie et pas de changement. Pourtant, des bruits, des décisions courent, mais rien ,’arrive, on reste toujours!
Toujours un peu bombardé, mais toujours cette vie monotone sans changement.

Publié dans : Non classé | le 1 avril, 1915 |1 Commentaire »

Samedi 20 mars au mercredi 31 mars 1915

J’apprends de très bonne heure l’affreuse nouvelle 2 anciens camarades de la 8° batterie sont trouvés ensevelis sous leur tranchée éboulée et malgré tous les soins ils ne peuvent être rappelés à la vie. (BOUCHE et FOURNEAU).
Je descends au poste du commandant. Les Bôches deviennent de plus en plus ennuyeux. ils nous envoient du 105.
Le 22, vive fusillade, le soir vers 7 heures mais après quelques minutes et le tir de notre artillerie le silence est bientôt revenu.
- Exploits des zeppelins – (Raids sur PARIS).
On croit toujours entendre dans l’air quelques bruits de moteur et l’on scrute l’horizon…
Belles journée de printemps et les aéroplanes voyagent.

Publié dans : Non classé | le 20 mars, 1915 |2 Commentaires »

Lundi 8 mars au vendredi 19 mars 1915

Nouvelle position des batteries sous casemates, elles sont de vraies petites habitations avec couloirs qui font communiquer avec les pièces. Tout près de nous, vient s’installer le poste de secours. Des travaux également sont faits. Les Bôches paraissent de moins en moins tranquilles.
Ils nous envoient tout près des obus de 105 et de 180 sans doute pour nous aider à activer les travaux. Malgré celà c’est la bonne vie dans notre taverne hôtel et la gaité y règne surtout. Quelques partie de pêche sur le lac et promenade en barques tandis que les obus passent au dessus de nous et grondent au loin.
Bonne friture, arrosée par quelques bidons qui bientôt sonnent creux. Voilà comment s’achèvent nos journées, et bon repos dans notre lit de paille.
Le 13, à l’intersection des chemins ravinés et de notre tranchée, quelques obus Bôches tombent et viennent troubler la partie de pêche des camarades COURAGE et NOVARETZ.
Une maison en l’air, de la fumée, mais personne de blessé.
Adieu partie de pêche. Hélas, nous construisons une tranchée et on ne peut plus prendre de brochetons au lacet. Les alentours de notre « taverne hôtel » sont l’objet d’un tir incessant de l’ennemi qui devient de plus en plus désagréable.

Publié dans : Non classé | le 8 mars, 1915 |1 Commentaire »

Lundi 1er mars au dimanche 7 mars 1915

Dans notre « taverne hôtel » située au dessus du lac grand confort moderne, installation de 1° ordre avec table, poêles, rideau à coulisse, vue au grand air. Notre horizon s’étend du côté de l’ennemi très loin et l’on assiste chaque soir au feu d’artifice (lancement de fusées, lueurs, éclats). Bonne vie et réception de quelques camarades.
L’on mange les bons plats de notre cordon bleu (DUMET) et tous les soirs scènes théâtrale. Nous entendons NOVARETZ et COURAGE dans leur répertoire, et les soirées se passent gaiement.
Le 7, nous avons visite du général CASTELNAU et de Monsieur le Ministre qui rendent honneur aux positions de batterie.

Publié dans : Non classé | le 1 mars, 1915 |Pas de Commentaires »

Dimanche 21 février au lundi 1er mars 1915

Aménagement de notre central et continuation des travaux. Soudain l’on apprend avec désespoir de ne plus continuer les travaux. Aussitôt des décisions, des annonces de départ.
Le lendemain l’on apprend avec joie de retourner auprès de notre tranchée et de continuer l’installation.
Le 27 installation des appareils au nouveau central qui se trouve au dessus de G—–. Des obus de 150 tombent dans les premières maisons. Première nuit dans la tranchée se passe gaiement et l’on dort d’un bon sommeil dans un lit de paille.
Le 26 le lieutenant BILLONDEAU est le pilote font une chute mortelle à l’atterrissage après un réglage du tir d’une batterie.

Publié dans : Non classé | le 21 février, 1915 |1 Commentaire »

Mardi 9 février au Dimanche 21 février 1915

Formation de l’équipe téléphone et installation de notre central dans une tranchée. Nous passons les câbles téléphoniques à travers monts et forêts et sur les arbres, on s’exerce à grimper. Nous entre-voyons une belle blonde et notre coeur rayonne du beau soleil entrevu à l’horizon.

Publié dans : Non classé | le 9 février, 1915 |Pas de Commentaires »
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